Fin de partie. Malgré des manœuvres de dernière minute, l’acteur central de l’affaire UBS ira en prison. Et la justice suisse ne l’entendra pas.

D’un chalet à Zermatt à une cellule américaine. En cinq ans, l’existence de Bradley Birkenfeld a basculé. Le 4 janvier, la justice des Etats-Unis a en effet refusé le report d’emprisonnement que sollicitait l’ex-employé d’UBS. Condamné le 21 août par une cour de Floride, l’ancien gérant de fortune qui a transmis des informations cruciales sur l’aide fournie par la grande banque helvétique à sa riche clientèle américaine, voulait continuer de se mettre à table. Trop tard. Le 8 janvier, ce vendredi, il entamera 40 mois de prison ferme. Loin de ce Cervin qu’il scrutait depuis son pied-à- terre.
«J’ai donné aux autorités américaines la plus grosse affaire de fraude fiscale au monde en dénonçant 19 000 criminels internationaux. Je serai le seul à aller en prison! Pas un seul banquier suisse.» Ces mots, Bradley Birkenfeld les a prononcés, pour la première fois à visage découvert, le dimanche 3 janvier. Invité de 60 Minutes, émission de la chaîne de télévision américaine CBS, l’exbanquier a dit son incompréhension. Avec une bonne dose d’aigreur. Lire la suite