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Archive for the ‘Economie & Finance’ Category

Le Portugal, lessivé par la crise

11 mars 2010 Laisser un commentaire


Reportage. Chômage, retraites menacées, austérité budgétaire et industrie à l’agonie. Depuis 2008, le Portugal, comme la Grèce, subit la crise. Et alimente la migration vers la Suisse.

Par deux fois, le portable vibre sur la table et avertit que les Lisboètes du Benfica marquent contre les Berlinois du Herta. «Des copains au pays m’informent», s’excuse, soulagé, Helder Calixto dans un café lausannois. Arrivé à l’âge de 11 ans en Suisse, ce Portugais avait tenté en 1999 le retour au pays. Raté. Avec sa famille, il a quitté voici deux ans son «village d’immeubles moches» planté en face de Lisbonne, de l’autre côté du Tage. Et a retrouvé les eaux du Léman pour travailler comme informaticien à l’Ecole cantonale d’art du coin. Le confort d’ici lui manquait, la nonchalance lusitanienne l’excédait et, surtout, la crainte de perdre son job du jour au lendemain le minait. «Quand je parle avec mes amis là-bas, j’ai bien fait. Ils veulent que je leur trouve un boulot ici», rigole le benfiquista alors que son téléphone s’agite. A la fin de la causette, Benfica a fait encore trembler la cage de son rival allemand à deux reprises, de quoi poursuivre son aventure en Europa League de football. Ici démarre une autre aventure en direction de l’Euroland, zone monétaire en pleine crise à Athènes, à Madrid et, depuis peu, à Lisbonne.

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Empoignade radicale autour du secret bancaire

11 mars 2010 Laisser un commentaire

Débat. La direction du Parti libéral-radical veut blanchir la place financière. Avec des méthodes qui courroucent son aile pro-bancaire. Sans parler des banquiers euxmêmes. Les délégués du parti en discuteront à la fin avril.

La bataille sera-t-elle homérique? En tous cas, Fulvio Pelli, président du Parti libéralradical (PLR) et quelques conseillers nationaux, proches de l’industrie et des PME, ont créé un joli tintamarre dans leur famille politique ainsi que parmi leurs soutiens. En cause, une «stratégie de l’argent propre» pour les banques suisses que la direction du PLR soumettra à ses délégués le 24 avril prochain. Trois petites pages qui, depuis lundi 8 mars, ont déclenché la réaction courroucée de la fraction pro-banques du Grand Vieux Parti. Et, bien entendu, des banquiers du pays.

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L’échange d’automatique d’informations: incertitudes socialistes

Pas facile de suivre les camarades. Le 5 février 2010, le Parti socialiste suisse (PSS) invitait la presse pour lui faire savoir qu’il avait commandé une étude sur les dangers que représentaient les grandes banques helvétiques pour l’économie (too big to fail). En marge, Christian Levrat, le président des roses, jurait devant nos confrères de la TSR qu’il était «exclu de passer à l’échange automatique de données à fins fiscales». Une réaction aux mots du conseiller fédéral radical Hans-Rudolf Merz, en charge des finances fédérales, qui imaginait quelques jours avant dealer un accès aux services financiers de l’Union européenne contre l’échange automatique. Un deal qu’il a désormais enterré.

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Euroland: zone de turbulences

25 février 2010 Laisser un commentaire


L’économiste Jacques Sapir analyse les effets de la crise grecque sur l’euro. Le besoin de réformes de l’Union monétaire européenne est aigu. Sinon, il faudra s’attendre au pire.

En Europe, l’intervention des gouvernements pour sauver le secteur financier a conduit à une explosion des déficits publics et à un accroissement de la dette. Dans les pays de la zone euro, cette dette s’est accrue de 26,7% depuis 2007. Cette année, selon les prévisions d’Eurostat, la Belgique, la Grèce et l’Italie verront leur endettement frôler la richesse produite en un an par leurs économies (voir infographie). Résultat, les marchés financiers rechignent à acheter cette dette souveraine, imposent des taux d’intérêt de plus en plus élevés aux débiteurs et spéculent sur le premier pays de cette zone qui fera défaut.

Ce mois-ci, la Grèce en fait l’expérience. Sa population risque une cure d’austérité d’une ampleur rare. Une menace qui pèse désormais sur l’Espagne – qui préside actuellement l’Union européenne –, le Portugal et l’Italie.

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Euroland et endettement public

25 février 2010 1 commentaire

La Grèce et le niveau de sa dette publique ont été au cœur de l’actualité en février. Néanmoins, d’autres pays lourdement endettés, à l’instar de l’Italie, devraient susciter bien plus d’inquiétudes chez les dirigeants de l’Euroland. Infographie.

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Jean-Pierre Roth: la (grosse) prime au sortant

19 février 2010 Laisser un commentaire

A la fin de l’année dernière, le Valaisan Jean-Pierre Roth se retire de la présidence de la Banque nationale suisse (BNS). Hommages et autres papiers dithyrambiques s’entassent dans les pages économiques de la presse du pays. L’homme d’obédience radicale a sauvé la «Suisse», comme l’écrivent de nombreux commentateurs. Plus que la Suisse, Jean-Pierre Roth a participé – avec une poignée d’autres – à la rescousse d’UBS. Ce mastodonte de la place financière suisse empêtré dans une procédure judiciaire américaine et une gestion calamiteuse de ses risques sur les subprimes. Et mieux que les hommages de décembre arrive aujourd’hui la prime au sortant.

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Xavier Oberson, le Carlos Santana de la fiscalité suisse

18 février 2010 Laisser un commentaire

Portrait. Xavier Oberson n’a rien de l’avocat coincé que l’on imagine. Cet excellent musicien est un incorrigible exalté.

Expert du Conseil fédéral sur les conventions de double imposition et professeur de droit fiscal à l’Université de Genève. Ajoutez un costume gris, et voilà de bonnes raisons pour tourner la page. Tant pis pour vous. Car derrière ce curriculum vitæ bien fait se cache une personnalité qui détonne dans le landerneau des fiscalistes suisses. Xavier Oberson vibre, bouillonne, s’exalte. Sur un dossier fiscal, mais surtout sur les «partoches» de Carlos Santana ou lors d’une jam du Montreux Jazz Festival dont il préside la Fondation 2.

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Echapper au fisc, mais autrement

11 février 2010 Laisser un commentaire

Le secret bancaire agonise, mais l’évasion fiscale fleurit. Surtout hors de Suisse, écrit la journaliste Myret Zaki dans son dernier livre.

Pour la clientèle étrangère des banques suisses, le secret bancaire est à terre. Un secret qui a été, selon la journaliste Myret Zaki, la victime d’une lutte commerciale menée par les concurrentes de la place financière helvétique, Etats-Unis et Angleterre en tête. Or, ces Etats et les centres offshore qu’ils protègent – des Caraïbes aux îles Anglo-Normandes – usent d’astuces pour dissimuler des milliards de fortune. Et ce, sans qu’ils ne soient inquiétés par le G20 ou l’OCDE, rapports de force oblige.

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Myret Zaki: «La place financière suisse va régresser au 4ème ou au 5ème rang de la gestion de fortune transfrontalière»

11 février 2010 Laisser un commentaire

Rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan, Myret Zaki publie un nouveau livre consacré à l’évasion fiscale. Après le succès de son ouvrage sur UBS, Les dessous d’un scandale (Favre, 2008) et ses 13 000 exemplaires vendus, la journaliste s’attaque désormais à ce marché de l’évasion, opaque et confidentiel. Entretien.

Voici deux ans, vous vous attaquiez à UBS. Aujourd’hui, vous prenez le parti de défendre ce qui peut encore l’être dans la place financière suisse?
Non, je ne défends pas le secteur bancaire suisse, mais le droit de la Suisse a un traitement équitable. Il me semble crucial de dénoncer un état de fait. D’ailleurs, aux yeux des banquiers privés genevois, parler de ce genre de sujet publiquement vous rend suspect. Ils n’aiment pas que l’on parle ainsi à haute voix.

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La place financière suisse affiche ses divergences

10 février 2010 Laisser un commentaire

Secret bancaire. Un conseiller fédéral, puis le patron d’UBS qui parlent d’échange automatique à fins fiscales avec l’UE. Surréaliste? Presque autant que le silence de la gauche.

Schématisons. Autrefois, le Conseil fédéral et les grandes banques ne parlaient pas du secret bancaire. Il n’était pas négociable. La gauche trouvait, elle, que ce secret-ci n’était pas acceptable s’il protégeait des tricheurs fiscaux. Rares étaient les camarades du parti à la rose à désirer son abolition, surtout après la gamelle prise par leur initiative sur le sujet en 1984. Désormais, tout cela sent un peu le sapin. Il y a une semaine, le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz brisait un tabou en abordant l’échange automatique à fins fiscales. Mardi 9 février, au tour d’Oswald Grübel, le patron d’UBS, de lancer que «le secret bancaire n’était plus un sujet central». Les socialistes, eux, se tâtent.

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