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Archive for the ‘Suisse’ Category

Empoignade radicale autour du secret bancaire

11 mars 2010 Laisser un commentaire

Débat. La direction du Parti libéral-radical veut blanchir la place financière. Avec des méthodes qui courroucent son aile pro-bancaire. Sans parler des banquiers euxmêmes. Les délégués du parti en discuteront à la fin avril.

La bataille sera-t-elle homérique? En tous cas, Fulvio Pelli, président du Parti libéralradical (PLR) et quelques conseillers nationaux, proches de l’industrie et des PME, ont créé un joli tintamarre dans leur famille politique ainsi que parmi leurs soutiens. En cause, une «stratégie de l’argent propre» pour les banques suisses que la direction du PLR soumettra à ses délégués le 24 avril prochain. Trois petites pages qui, depuis lundi 8 mars, ont déclenché la réaction courroucée de la fraction pro-banques du Grand Vieux Parti. Et, bien entendu, des banquiers du pays.

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L’échange d’automatique d’informations: incertitudes socialistes

Pas facile de suivre les camarades. Le 5 février 2010, le Parti socialiste suisse (PSS) invitait la presse pour lui faire savoir qu’il avait commandé une étude sur les dangers que représentaient les grandes banques helvétiques pour l’économie (too big to fail). En marge, Christian Levrat, le président des roses, jurait devant nos confrères de la TSR qu’il était «exclu de passer à l’échange automatique de données à fins fiscales». Une réaction aux mots du conseiller fédéral radical Hans-Rudolf Merz, en charge des finances fédérales, qui imaginait quelques jours avant dealer un accès aux services financiers de l’Union européenne contre l’échange automatique. Un deal qu’il a désormais enterré.

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Jean-Pierre Roth: la (grosse) prime au sortant

19 février 2010 Laisser un commentaire

A la fin de l’année dernière, le Valaisan Jean-Pierre Roth se retire de la présidence de la Banque nationale suisse (BNS). Hommages et autres papiers dithyrambiques s’entassent dans les pages économiques de la presse du pays. L’homme d’obédience radicale a sauvé la «Suisse», comme l’écrivent de nombreux commentateurs. Plus que la Suisse, Jean-Pierre Roth a participé – avec une poignée d’autres – à la rescousse d’UBS. Ce mastodonte de la place financière suisse empêtré dans une procédure judiciaire américaine et une gestion calamiteuse de ses risques sur les subprimes. Et mieux que les hommages de décembre arrive aujourd’hui la prime au sortant.

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Xavier Oberson, le Carlos Santana de la fiscalité suisse

18 février 2010 Laisser un commentaire

Portrait. Xavier Oberson n’a rien de l’avocat coincé que l’on imagine. Cet excellent musicien est un incorrigible exalté.

Expert du Conseil fédéral sur les conventions de double imposition et professeur de droit fiscal à l’Université de Genève. Ajoutez un costume gris, et voilà de bonnes raisons pour tourner la page. Tant pis pour vous. Car derrière ce curriculum vitæ bien fait se cache une personnalité qui détonne dans le landerneau des fiscalistes suisses. Xavier Oberson vibre, bouillonne, s’exalte. Sur un dossier fiscal, mais surtout sur les «partoches» de Carlos Santana ou lors d’une jam du Montreux Jazz Festival dont il préside la Fondation 2.

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Myret Zaki: «La place financière suisse va régresser au 4ème ou au 5ème rang de la gestion de fortune transfrontalière»

11 février 2010 Laisser un commentaire

Rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan, Myret Zaki publie un nouveau livre consacré à l’évasion fiscale. Après le succès de son ouvrage sur UBS, Les dessous d’un scandale (Favre, 2008) et ses 13 000 exemplaires vendus, la journaliste s’attaque désormais à ce marché de l’évasion, opaque et confidentiel. Entretien.

Voici deux ans, vous vous attaquiez à UBS. Aujourd’hui, vous prenez le parti de défendre ce qui peut encore l’être dans la place financière suisse?
Non, je ne défends pas le secteur bancaire suisse, mais le droit de la Suisse a un traitement équitable. Il me semble crucial de dénoncer un état de fait. D’ailleurs, aux yeux des banquiers privés genevois, parler de ce genre de sujet publiquement vous rend suspect. Ils n’aiment pas que l’on parle ainsi à haute voix.

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La place financière suisse affiche ses divergences

10 février 2010 Laisser un commentaire

Secret bancaire. Un conseiller fédéral, puis le patron d’UBS qui parlent d’échange automatique à fins fiscales avec l’UE. Surréaliste? Presque autant que le silence de la gauche.

Schématisons. Autrefois, le Conseil fédéral et les grandes banques ne parlaient pas du secret bancaire. Il n’était pas négociable. La gauche trouvait, elle, que ce secret-ci n’était pas acceptable s’il protégeait des tricheurs fiscaux. Rares étaient les camarades du parti à la rose à désirer son abolition, surtout après la gamelle prise par leur initiative sur le sujet en 1984. Désormais, tout cela sent un peu le sapin. Il y a une semaine, le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz brisait un tabou en abordant l’échange automatique à fins fiscales. Mardi 9 février, au tour d’Oswald Grübel, le patron d’UBS, de lancer que «le secret bancaire n’était plus un sujet central». Les socialistes, eux, se tâtent.

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Très chers tunnels

9 décembre 2009 Laisser un commentaire

Un rapport d’experts révèle un surcoût de 20% des tunnels du pays. C’est même pire du côté romand et le contrôle des coûts par Berne reste lacunaire.

La Suisse, son chocolat, ses coffres-forts, ses montres… et ses tunnels. Des monuments à la gloire du génie bâtisseur helvétique. Mais des ouvrages onéreux dont les coûts restent dans bien des cas sous-évalués. Cette conclusion se lit dans un rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) publié il y a peu. Une dizaine de chantiers suisses ont été examinés par les limiers fédéraux. En moyenne, la facture finale des ouvrages dépasse de 20% les devis des projets les plus avancés. Surtout en Suisse romande. Baume sur le cœur, ce chiffre avoisine les 35% en Europe.

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La Suisse, cet Etat du Deal permanent

7 décembre 2009 Laisser un commentaire

Un livre raconte l’émergence d’une Suisse moderne en 1848. Les libéraux-radicaux défendaient alors leurs intérêts en mobilisant l’Etat. Captivant.

Les origines de la Confédération autrement. C’est ce que propose l’historien Cédric Humair, chargé de cours à l’Université de Lausanne, dans un ouvrage qui sort en libraire ces jours-ci. Un essai de vulgarisation qui évite les mythes colportés dans l’historiographie sur 1848, date de la création de l’Etat fédéral.

Non, le conflit du Sonderbund n’a pas été un conflit religieux, mais une lutte entre une Suisse du dynamisme économique, celle des libéraux-radicaux, et une Suisse de la vieille aristocratie arc-boutée sur le pouvoir de l’Eglise. La première vaincra, mais n’étouffera pas la seconde comme le montre la création du si conservateur Conseil des Etats au Parlement.

Isolée dans une Europe réactionnaire, cette Suisse libérale illustre la mobilisation massive de l’Etat au service de l’économie. Pour créer le franc, unifier les douanes, bâtir un réseau postal. Tout cela, en un temps record. Mais aussi au prix de tractations constantes au sein des élites bourgeoises et de leurs représentants au sein du Conseil fédéral.

A lire: «1848. Naissance de la Suisse moderne». De Cédric Humair. Antipodes, 167 p.

© L’Hebdo, 10.12.2009,

Catégories:Histoire, Suisse

Quand les vieux sages se retirent…

26 novembre 2009 Laisser un commentaire

Mardi dernier à Genève, Jean-Pierre Roth, le président de la Banque nationale suisse (BNS), était de passage au Centre international d’études monétaires et bancaires (CIMB), un cénacle savant hébergé par l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID). Au menu de la soirée, sa dernière conférence devant le CIMB intitulée «La crise financière s’éloigne: leçons pour l’action future des banques centrales». A l’instar de sa conférence à l’Université de Fribourg vendredi 21 novembre (le texte est ici), le future retraité, qui laissera sa place à Philipp Hildebrand le 1er janvier prochain, a livré quelques réflexions pas trop fracassantes sur le travail de la BNS et sa propre expérience en la matière. Pas de quoi fouetter un chat. Sauf sur un point: le rôle du politique en temps de crise. Et là, Jean-Pierre Roth a le mérite de la franchise: Lire plus…

Enseignants et chercheurs solidaires

24 novembre 2009 Laisser un commentaire

Le 20 novembre, 87 enseignants et chercheurs des universités suisses ont signé une déclaration soutenant les mouvements estudiantins qui agitent les hautes écoles de Suisse. «En raison de notre expérience de la recherche et de l’enseignement nous sommes convaincus que les questions soulevées par les étudiants sont de la plus grande importance pour l’avenir de l’enseignement supérieur». D’abord suisses alémaniques, ils dénoncent la grave dégradation des conditions d’études (sur-scolarisation, menaces sur la recherche indépendante, bureaucratisation des structures des établissements,…). Depuis sa publication sur l’Internet en début de semaine, ce «Manifeste des 87» a engrangé plusieurs dizaines de signatures venues du monde académique.