Actifs pourris au scanner

Petit inventaire des positions à risque avec leur valeur estimée par l’UBS au 30 septembre 2008.

AU TOTAL: 58,4 MILLIARDS DE DOLLARS.

US SUBPRIME, US ALT-A, US PRIME (9,8 MILLIARDS)

Ces termes permettent de cerner la qualité de l’emprunteur dans le marché immobilier américain: du moins fiable, qui représente le risque de défaut de paiement le plus élevé (US Subprime), au plus fiable, qui a le plus de chance de rembourser son emprunt (US Prime). Entre ces deux catégories figure l’emprunteur qui représente un risque moyen pour la banque (US Alt-A).

US REFERENCE-LINKED PROGRAM NOTES – RLN – (7,2 MILLIARDS)

Produits financiers très sophistiqués, les RLN sont des titres émis par une banque auprès d’investisseurs et adossés à des crédits qui sont accordés à des ménages ou à des entreprises. Il s’agit d’une espèce bien étrange, propre à l’UBS et dont quasi personne n’a entendu parler.

TITRES ADOSSÉS À L’IMMOBILIER COMMERCIAL AUX ÉTATS-UNIS (6,4 MILLIARDS)

A l’instar des logements résidentiels, l’immobilier commercial américain a pris le bouillon. La chute des prix a provoqué la déroute financière des établissements exposés aux crédits pour l’achat de locaux commerciaux ou de bureaux ainsi qu’aux titres adossés à ce type de crédit.

PRÊTS AUX ÉTUDIANTS (8,4 MILLIARDS)

Quelque 80% des prêts fédéraux accordés aux étudiants américains le sont par des institutions privées, contre 20% par le Trésor luimême. Vendus à des investisseurs sur le marché secondaire, ces prêts privés «titrisés» ont eux aussi été entraînés dans la tourmente financière. Les étudiants ne pouvant plus rembourser leurs prêts, les banques (dont l’UBS) ne peuvent saisir aucun actif en contrepartie. Contrairement à l’immobilier commercial.

AUTRES TITRES DE DETTE NON AMÉRICAINE (17,6 MILLIARDS)

Ces titres dont l’UBS cherche à se débarrasser représenteraient des emprunts européens et asiatiques. Quelle est leur nature exacte? Mystère. L’UBS cherche visiblement à bénéficier de cette opération de défaussement pour alléger son exposition au risque de crédit, partout où elle le peut.

REHAUSSEURS DE CRÉDIT (4,3 MILLIARDS)

Les rehausseurs de crédit américains (monolines) devaient apporter leur garantie de paiement à plus de 2000 milliards de dollars de titres. Ils sont eux aussi tombés comme des châteaux de cartes. L’UBS devra liquider les titres qu’elle leur a achetés. Et dont le montant pourrait bien encore gonfler. Ces actifs ne sont pas, dans l’immédiat, virés dans le fonds.

FINANCEMENT PAR EFFET DE LEVIER (4,7 MILLIARDS)

Ces prêts octroyés dans les années 2006-2007 à des entreprises dans des opérations de capital-investissement (Private Equity) pourraient aussi figurer dans la poubelle de la BNS.

© L’Hebdo; 13.11.2008

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