Pratiques et propos de banquiers suisses

Selon Sonntag du 25 octobre, Crédit Suisse aura une facture fiscale nulle en 2009 alors que la banque prévoit un confortable bénéfice sur l’exercice en cours. C’est légal, parfaitement légal. Au troisième trimestre, les bénéfices cumulés de la grande banque avoisinent 5,9 milliards de francs, contre une perte de 8,2 milliards en 2008. En Suisse comme à l’étranger, la loi autorise de déduire les pertes antérieures sur les exercices à venir. En 2009 donc, voire en 2010. UBS – avec une perte cumulée de plus de 23 milliards sur 2007-2008, sans parler de 2009 – fera de même. Au point où l’autre grande banque reste incapable de dire quand elle sera à même de payer à nouveau des impôts.

En lisant Sonntag, le discours de Pierre Mirabaud, ancien président de l’Association suisse des banquiers, lors de la Journée des Banquiers du 17 septembre passé à Genève, m’est revenu en tête. Ce passage en particulier: «En tant que professionnels, nous avons le devoir de jeter un regard critique sur nos actes et d’admettre que légalité ne rime pas toujours avec légitimité. Notre responsabilité ne se limite pas à la prochaine bonne affaire, mais englobe également notre bonne réputation auprès de la population». Des mots bien audacieux.

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