Chagaev: des contrats occultes à Neuchâtel Xamax

Supporters de Neuchâtel Xamax à la Maladière

Des joueurs et entraîneurs de Xamax ont été sous contrat non seulement avec le club, mais aussi avec une société offshore appartenant à Bulat Chagaev. Or, ces contrats, qui se chiffrent en centaines de milliers d’euros, sont proscrits par la Swiss Football League et peuvent tomber sous le coup de la loi. Lire la suite

La FINMA, les banques et le Printemps arabe: régression transparente

OPINION. Que ce fut long. Prévu pour le début de l’été, puis la fin de celui-ci, voire le début de l’automne, c’est jeudi 10 novembre que la FINMA, le surveillant des banques, a publié son rapport sur le respect – ou non – des obligations de diligence des banques envers des personnes sensibles provenant des dictatures tombées avec le Printemps arabe (Egypte, Tunisie, Libye). En résumé, si les banques ont accueilli des fonds d’individus provenant de ces pays (ce qui n’est pas illégal), ont-elles vraiment vérifié si ces personnes n’étaient pas trop proches du pouvoir en place? La réponse est décevante: oui, sauf quatre moutons noirs. Lire la suite

Ridha Kéfi: «Les Tunisiens sentent que les Suisses protègent les intérêts de leurs banques»

Ecrivain et journaliste, Ridha Kéfi a fondé et dirige encore la publication en ligne kapitalis.com, un site francophone très lu dans le milieu des affaires en Tunisie. Cet ex-correspondant de Jeune Afrique en Tunisie est devenu, voici quelques mois, membre de l’INIRIC, l’instance nationale indépendante de la réforme de l’information et de la communication. A Tunis, il revient sur les questions qui entourent la restitution des fonds Ben Ali placés à l’étranger, en particulier en Suisse. Lire la suite

Avoirs tunisiens en Suisse: une affaire de listes

OPINION. Depuis le 19 janvier 2011, date du blocage des avoirs du clan Ben Ali en Suisse, les autorités suisses et tunisiennes ont un gros problème: identifier, justement, les membres du clan et par extension, toute personne ayant trempé dans des histoires louches en Tunisie du temps de Ben Ali avant de planquer son fric ainsi gagné hors du pays, en Suisse ou au Canada par exemple. Lire la suite

Belhassen Trabelsi: 11 millions chez HSBC Genève

Belhassen Trabelsi, le beau-frère du président tunisien déchu détient plus de 11 millions de francs à la HSBC Private Bank de Genève. Cet homme notoirement corrompu a pu placer cette fortune en Suisse en dépit des lois et règlements en vigueur dans le pays, révèle dimanche la TSR. L’affaire pose une série de questions sur les contrôles effectués par la banque au moment de l’ouverture du compte, mais aussi lors de ses contrôles annuels de la relation d’affaires avec Belhassen Trabelsi. Enquête.  Lire la suite

BNS: la mesure d’une décision

L’unanimité règne chez les commentateurs, experts et autres économistes. En fixant un taux plancher au franc par rapport à l’euro, la Banque nationale suisse (BNS) fait un pari risqué. Dans les risques les plus cités par les experts, on rappelle une hausse possible de l’inflation à moyen terme – en agitant le spectre du début des années 80 avec un compteur qui frôlait les 7% après la fixation du cours du franc au mark allemand en 1978 –, des pertes en milliards au bilan de la BNS (et donc, adieu les versements aux collectivités publiques) et une aggravation de la bulle immobilière en certaines régions suisses. Côté syndical, la mesure de mardi est saluée, mais elle risque de ne pas suffire à contenir la destruction d’emplois dans le secteur des exportations ou de presser sur la tête des employés, contraints de travailler plus ou de voir leurs salaires tomber en euros. Pourtant, de ces avis d’experts, je n’ai pas encore lu – cela m’a échappé – une mesure « simple » du coup de poker pris par la BNS.  Lire la suite

La BNS et le marché des hypothèques à risque

Beaucoup se posent la question de savoir si l’intervention de la Banque nationale suisse (BNS) mercredi dernier aura un impact sur le marché immobilier et l’ampleur exacte du phénomène. Et nombreux font l’hypothèse qu’une baisse du taux hypothécaire aura lieu avec comme résultat, un boom des émissions d’hypothèques. Dans un marché immobilier déjà tendu dans certaines régions, la BNS ne vient-elle pas de donner un joli coup de pouce à une bulle immobilière? Lire la suite

Initiative fiscale socialiste: le DFF fait passer le message

Ce vendredi 19 novembre, l’Administration fédérale des finances (AFF) offrait à la presse un séminaire sur la péréquation financière et la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. La RPT, en jargon fédéral. Dans une salle du Bernerhof, des journalistes –  surtout, suisses alémaniques – ont pu assister à la présentation d’un rapport qui évalue si oui ou non la RPT fonctionne. Un rapport sur lequel le Conseil fédéral statuera ce mercredi 24 novembre, ainsi que sur un message destiné aux Chambres fédérales. Le contenu? Exclu de l’évoquer. Car, comme requis par l’AFF, cette «séance pédagogique» de plus de deux heures, était soumise à embargo. De même que les documents distribués et les mots prononcés durant celle-ci.

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1348 milliards de richesse

Entre 2003 et 2007, relève l’administration fédérale, la richesse des contribuables a explosé de 328 milliards de francs. Des chiffres pourtant conservateurs et qui reflètent la formidable concentration de la fortune en Suisse.

Stratosphérique. En 2007, la fortune des contribuables s’élevait à 1348 milliards de francs et quelques dizaines de millions. Un chiffre publié avec discrétion par l’Administration fédérale des contributions (AFC) et qui équivaut à 22 fois le budget de la Confédération helvétique. A eux seuls, 86 126 individus – soit la population du canton de Schaffhouse – possédaient la moitié de la fortune du pays, près de 647 milliards de francs. Lire la suite

Paolo Bernasconi: «La justice pénale a été désarmée contre les délits économiques»

A l’étranger, les enquêtes pénales contre des agents financiers basés en Suisse s’entassent. La justice suisse ne pourra pas faire pareil, selon l’ex-procureur tessinois.

Il y a une semaine, l’Association suisse des banquiers (ASB) plastronnait durant sa journée annuelle. Le secteur a franchi «le creux de la vague»: l’argent frais arrive dans les coffres, la masse des avoirs sous gestion explose et le Parlement a réglé le cas UBS. Donc tout va bien?
D’énormes difficultés restent. Par exemple, les procédures pénales ouvertes à l’étranger contre des intermédiaires actifs sur sol suisse. C’est ce qu’on nomme le cross-border risk et qui pèse sur l’ensemble des intermédiaires basés dans notre pays. Cette bataille très dure est menée par différentes autorités judiciaires et fiscales à l’étranger.

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La Banque nationale suisse à l’épreuve de la critique

La Banque nationale suisse a acheté des euros par milliards. Bien trop, fustige une majorité d’experts notoirement proches de l’institution. Que cache cette fronde soudaine?

La Banque nationale suisse (BNS) perdrait-elle de sa superbe? Depuis l’été, les critiques s’abattent sur la politique d’une institution tant habituée aux louanges depuis deux ans. Un déluge qui émane d’universitaires et d’ex-cadres de la BNS. Un déluge qui tombe alors que les grandes banques fustigent les velléités de réformes du secteur lancées par la BNS. Tout cela donne l’impression que les premiers mois de Philipp Hildebrand à la tête de la banque virent à l’aigre et que, disent ses détracteurs, cela n’ira pas sans casse si sa politique ne change pas vite.

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L’Oréal, un «groupe qui le vaut bien»… pour Nestlé

Derrière l’affaire Bettencourt se cache l’avenir de L’Oréal et son contrôle par Nestlé. Sueurs froides pour la République et son président, Nicolas Sarkozy.

«Je souhaite que L’Oréal, 17 milliards de chiffre d’affaires, 64 000 employés, ne parte pas dans un autre pays.» A la fin de son entretien, ce 12 juillet sur France 2, Nicolas Sarkozy a lancé un avertissement en direction de Vevey, siège du groupe agroalimentaire Nestlé. Un moment où l’on a senti le président de la République être d’une sincérité rare. Tout cela en raison d’un pacte d’actionnaires vieux de quarante ans et au sujet duquel l’entourage du président français se montre fébrile.

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France-Suisse: Du poil à gratter à l’entente obligée

VOISINAGE. Depuis 2008, la France de Sarkozy et la Suisse ne font plus bon ménage. Economie oblige, elles doivent cependant s’entendre.

«Jacques Chirac était un homme d’Etat. Nicolas Sarkozy est un homme politique.» Serge Cyril Vinet, créateur de la publication France Magazine et conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) pour la Suisse, est bien membre de l’UMP, le parti du président. Mais son cœur bat plutôt pour Dominique de Villepin, ex-premier ministre de Jacques Chirac et adversaire acharné de Nicolas Sarkozy depuis le procès Clearstream, une affaire de dénonciation calomnieuse visant des personnalités dont le chef de l’Etat. A ses yeux, il ne fait aucun doute que depuis deux ans, les relations franco-suisses se sont détériorées. «A écouter certains, la Suisse serait responsable de la crise monétaire, financière et sociale dans le monde.» Et l’ancien gérant de fortune, que le quotidien Le Monde soupçonnait il y a cinq ans de gérer l’argent de Christian Poncelet, président du Sénat, d’enchaîner: «Avant Sarkozy, il n’y avait pas de telles attaques contre le secret bancaire suisse. Chirac était plus consensuel.»

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Pour Eric Woerth, ça passe et ça cash

AFFAIRE BETTENCOURT. En Suisse, rares sont les membres de l’UMP à défendre Eric Woerth. Un homme qui, en 2007, avait récolté auprès des mêmes un demi-million de francs suisses pour la campagne du candidat Sarkozy.

A chaque jour, son lot de révélations. L’affaire Bettencourt secoue la République, l’un de ses ministres les plus en vue, Eric Woerth, et depuis mardi 6 juillet, son président Nicolas Sarkozy. Selon Mediapart et Le Monde, l’actuel locataire de l’Elysée aurait touché en toute illégalité des dizaines de milliers d’euros de l’héritière de L’Oréal pour financer son destin présidentiel. De l’argent qu’Eric Woerth, en charge du financement de cette campagne, aurait recueilli en main propre. Des enveloppes avec entre 50 000 et 150 000 euros en cash. La source citée par la presse n’est autre que Claire T., l’ancienne comptable de la société Clymène qui gère la fortune de Liliane Bettencourt. L’Elysée a beau démentir, l’enquête de Philippe Courroye, le procureur de Nanterre qui a aussi entendu Claire T., ne s’arrêtera pas de sitôt. Un épisode de plus dans cette saga politico-financière qui a le chic de passer par les bords du lac Léman et Genève.

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