BNS: la mesure d’une décision

L’unanimité règne chez les commentateurs, experts et autres économistes. En fixant un taux plancher au franc par rapport à l’euro, la Banque nationale suisse (BNS) fait un pari risqué. Dans les risques les plus cités par les experts, on rappelle une hausse possible de l’inflation à moyen terme – en agitant le spectre du début des années 80 avec un compteur qui frôlait les 7% après la fixation du cours du franc au mark allemand en 1978 –, des pertes en milliards au bilan de la BNS (et donc, adieu les versements aux collectivités publiques) et une aggravation de la bulle immobilière en certaines régions suisses. Côté syndical, la mesure de mardi est saluée, mais elle risque de ne pas suffire à contenir la destruction d’emplois dans le secteur des exportations ou de presser sur la tête des employés, contraints de travailler plus ou de voir leurs salaires tomber en euros. Pourtant, de ces avis d’experts, je n’ai pas encore lu – cela m’a échappé – une mesure « simple » du coup de poker pris par la BNS.  Lire la suite