La Banque nationale suisse à l’épreuve de la critique

La Banque nationale suisse a acheté des euros par milliards. Bien trop, fustige une majorité d’experts notoirement proches de l’institution. Que cache cette fronde soudaine?

La Banque nationale suisse (BNS) perdrait-elle de sa superbe? Depuis l’été, les critiques s’abattent sur la politique d’une institution tant habituée aux louanges depuis deux ans. Un déluge qui émane d’universitaires et d’ex-cadres de la BNS. Un déluge qui tombe alors que les grandes banques fustigent les velléités de réformes du secteur lancées par la BNS. Tout cela donne l’impression que les premiers mois de Philipp Hildebrand à la tête de la banque virent à l’aigre et que, disent ses détracteurs, cela n’ira pas sans casse si sa politique ne change pas vite.

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Dette grecque: une Suisse si solidaire…

Jeudi 25 mars, le Conseil fédéral, par la voix de Doris Leuthard, envisageait d’apporter son aide à la Grèce. En se gardant de toute ingérence dans les affaires de l’Union européenne et des membres de la zone euro. Un geste totalement désintéressé? Non. Contre la hausse du franc face à la monnaie européenne, la Banque nationale suisse (BNS) pourrait placer des euros achetés sur les marchés dans des obligations d’Etat grecques. Histoire aussi de faire du profit, ces obligations rapportant près de 6% l’an. Ni la BNS ni Doris Leuthard n’ont eu cette idée, ou n’osent le dire. A l’inverse de Daniel Lampart, économiste en chef de l’Union syndicale suisse et membre du conseil de banque de la BNS. Une façon d’exprimer sa solidarité et son internationalisme sûrement.