Un banquier suisse témoigne: «Je ne vois pas Singapour comme une concurrence»

L’Hebdo a recueilli le témoignage d’un banquier suisse qui a exercé pendant deux ans à Singapour. Curieusement, et alors que celui-ci avait dans un premier temps le droit de s’exprimer à visage découvert, la communication de son employeur nous a imposé l’anonymat complet.

Quand José* arrive à Singapour en septembre 2008, le monde de la finance frise la faillite. Wall Street tremble, la City aussi. En Suisse, les regards sont rivés sur UBS qui, à la mi-octobre, recevra l’aide de Berne pour survivre.

A cette époque, José regarde cela de loin. Ses premiers instants à Singapour pour une grande banque suisse, il les passe à maîtriser les caractéristiques de cette place financière. Comme «cette Bourse qui ferme entre 12 h 30 et 14 h pour laisser le temps aux traders de manger», rit-il.

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