Après le Conseil fédéral, la retraite capitalisée

Reconversion. Depuis des décennies, des conseillers fédéraux bourgeois à la retraite ont pour coutume de passer dans l’économie privée et ses prestigieux conseils d’administration.

Une tradition. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, bien des conseillers fédéraux à la retraite deviennent administrateurs d’une ou plusieurs grandes firmes du pays. A condition d’être du bon bord. Car ce privilège revient surtout à un libéral-radical, parfois à un démocratechrétien, plus rarement à un démocrate du centre. Et en dehors du bloc bourgeois, point de retraite dans un conseil d’administration. Hans-Rudolf Merz prolongera-t-il la coutume? Son passé en fait un client parfait.

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Empoignade radicale autour du secret bancaire

Débat. La direction du Parti libéral-radical veut blanchir la place financière. Avec des méthodes qui courroucent son aile pro-bancaire. Sans parler des banquiers euxmêmes. Les délégués du parti en discuteront à la fin avril.

La bataille sera-t-elle homérique? En tous cas, Fulvio Pelli, président du Parti libéralradical (PLR) et quelques conseillers nationaux, proches de l’industrie et des PME, ont créé un joli tintamarre dans leur famille politique ainsi que parmi leurs soutiens. En cause, une «stratégie de l’argent propre» pour les banques suisses que la direction du PLR soumettra à ses délégués le 24 avril prochain. Trois petites pages qui, depuis lundi 8 mars, ont déclenché la réaction courroucée de la fraction pro-banques du Grand Vieux Parti. Et, bien entendu, des banquiers du pays.

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